| Dans le cadre de notre cours sur la culture, il est intéressant de connaître la notion d'HUMANISME. VOici une synthèse de ce qu'il faut retenir de cette culture nouvelle qui vit le jour avec Rabelais.
Synthèse sur l’Humanisme. Vient du latin : « Humanitas » qui signifie « culture ». L’Humanisme arrive en France au XVIème siècle, dans une époque que l’on appelle la Renaissance. Les valeurs de l’Humanisme s’opposent à celles du moyen-âge. L’idéal humaniste place l’homme au centre de toute préoccupation. L’humaniste vise la perfection au niveau de la moralité comme de l’art. Pour tenter de l’atteindre, il s’appuie sur la sagesse des auteurs antiques. (Grecs et latins.) L’humaniste est convaincu que la culture est le moteur de l’évolution de l’homme. Nous constatons donc que l’éducation de Gargantua par Ponocrates relève bien des idées humanistes. D’ailleurs, Rabelais lui-même a cette soif de connaissances, tout comme ses héros Gargantua et Pantagruel. Les humanistes pensent qu’il faut éduquer en priorité les princes car ce sont eux qui vont éduquer le peuple. Erasme : « Homines non nascuntur sed finguntur. » « Les hommes sont formés par l’éducation, et non par la naissance. » Mais l’Humanisme implique la liberté et l’indépendance vis-à-vis de l’Eglise car il prône la tolérance. Ce qui engendre des tensions. Un peu d’Histoire : 1515 : François Ier conquiert le duché de Milan, grâce à la victoire de Marignan. Les véritables richesses que les hommes rapporteront d’Italie sont d’ordre culturel. François Ier charge un grand artiste, Léonard de Vinci de veiller à l’édification des châteaux de la Loire. Il lui achète sa Joconde pour 4000 écus, une somme considérable et le nomme premier ministre, ingénieur et architecte du roi. Peintres, sculpteurs et écrivains trouvent un très bon accueil à la Cour de France, auprès d’un prince cultivé et sa non moins brillante sœur : Marguerite de Navarre. François Ier est le premier souverain à soutenir l’Humanisme. Il fonde le Collège des Lecteurs Royaux (1534), qui deviendra Collège de France. On y enseigne le grec, le latin et l’hébreu. L’enseignement des langues anciennes y est gratuit. Les humanistes rêvent de reconstituer les bibliothèques gréco-latines et d’y ajouter leurs propres connaissances. La bibliothèque royale : François premier crée la bibliothèque royale qui concurrence la bibliothèque du Vatican. Un exemplaire de chaque publication devra alors être déposé en ce lieu. (1537) Grâce à cette institution, les livres ne seront plus l’apanage des couvents. Mais l’Humanisme perd un peu de son poids au cours du siècle. En effet, les idées de la Réforme commencent à germer un peu partout. François Ier soutient d’abord ce mouvement mais y renonce après l’Affaire des Placards en 1534. S’en suivent les guerres de religion dont l’épisode le plus sanglant reste le massacre de la Saint Barthélemy en 1572. Ce n’est qu’en 1598 que les guerres de religion prennent fin avec l’Edit de Nantes. Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534, sont placardées les thèses du Moine allemand Luther contre le pape, le catholicisme et la messe. On affiche même sur la porte de la chambre du roi. François Ier est contraint de réagir. On brûle les livres et les gens. La sœur du roi elle-même est exilée. Calvin à Genève instaure une nouvelle religion coupée de l’autorité du pape. Réforme : Mouvement qui remet en cause les pratiques de l’Eglise et l’interprétation des Saintes Ecritures. (Donnera lieu à la naissance du Protestantisme.) 1539 : L’ordonnance de Villers- Cotterêts. Le roi de France décide que tout acte officiel sera rédigé en français et non plus en latin. L’influence de l’Humanisme se ressent également dans les écrits de Bartholomé de Las Casas, prêtre ordonné en Amérique. Il s’indigne de la façon dont les colons espagnols traitent les indiens. Montaigne fera de même. « Des cannibales » et « Des coches ». En Angleterre, l’humanisme s’incarne en la personne de Thomas More dans le premier quart du siècle. Il crée alors ce qu’on appelle l’Utopie. Son ouvrage se présente comme un récit de voyage dans lequel rien n’est vrai. Rêve humaniste d’un ailleurs bienheureux, l’utopie est surtout née d’un quotidien très difficile, toujours menacé par la barbarie. Utopie : en grec : « ou »= non ; « topos »=lieu. Utopie= non lieu, lieu qui n’existe pas.
Date de création : 17.09.2006 @ 17h52
Dernière modification : 17.09.2006 @ 17h57
Catégorie : Classes de T.STG/STL.
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